Notre confrère WattEV construira le premier « Megawatt E-Trostop » en Californie

Dans le but d’inaugurer le chantier à Bakersfield, la startup a réservé 50 camions Volvo Trucks VNR Electric avec l’objectif de 12000 poids lourds électriques rayonnant sur les routes californiennes d’ici 2030.


WattEV, start-up basée à Segundo, en Californie, a choisi Bakersfield pour être l’emplacement d’un "arrêt poids lourds" public de 25 mégawatts (MW), alimenté à l’énergie solaire et uniquement électrique, emplacement situé entre les ports et les plaques tournantes industrielles du Centre et du Sud de la Californie.

La start-up, fondée par des ingénieurs en télécommunications et en satellites, a pour objectif de résoudre ce dilemme : Qui importe , les camions électriques ou l’infrastructure de recharge ? Sa solution : Faire les deux à la fois.

L’arrêt routier, situé à l’extrémité sud de l’étendue de la vallée de San Joaquin, en Californie, sera situé à proximité des centres d’exécution logistique gérés par Amazon et Walmart. Il comprendra un micro-réseau solaire avec stockage de la batterie ainsi que l’énergie du réseau de PG&E.

Les partenaires du projet comprennent déjà le San Joaquin Valley Air Pollution Control District, Greenlots, Power Electronics, le Central California Asthma Collaborative, des fabricants de camions lourds, PG&E alors que de futurs participants se manifestent régulièrement. La production initiale de l’arrêt poids lourds électriques WattEV comprendra initialement une capacité de 4 MW, pour atteindre finalement 25 MW et alimenter ainsi plus de 40 bornes de recharge.

Concernant les poids lourds électriques, WattEV a développé un modèle d’affaires, labellisé Trucks as a Service (TaaS) qui ouvre aux transporteurs la possibilité de migrer d'une flotte classique à une flotte électrique à batterie.


« Nous visons à permettre l’ajout de 12 000 camions électriques lourds à batterie sur les routes de la Californie d’ici la fin de 2030, dépassant ainsi les prévisions existantes », a déclaré Salim Youssefzadeh, PDG de WattEV. « Si cela fonctionne en Californie, cela fonctionnera à peu près partout dans le pays. »

WattEV, dont le cœur de métier a commencé par le développement de la nouvelle infrastructure de recharge, a d'ores et déjà réservé ses 50 premiers VNR Electric chez VOLVO TRUCKS et prévoit de passer plus de commandes avec d’autres équipementiers. WattEV s’attend à ce que cette nouvelle approche accélère l’adoption des camions électriques en Californie et dans le reste du pays.

Volvo Trucks Receives Order of 50 Volvo VNR Electric Trucks for WattEV's  Truck-as-a-Service Start Up | Volvo Group
Volvo Trucks fournira 50 camions électriques à WattEV. Ces camions robustes roulent avec six batteries offrant une capacité de stockage de 5656 kWh et une autonomie d'environ 443 kilomètres.
Les premiers dépôts de recharge publics pour camions comprendront des chargeurs ultra-rapide de 250 kW DC - CCS.  


« Mettre l’accent sur les revenus et le potentiel de profit d’un camion électrique, plutôt que sur le coût fixe et évolutif d'un camion diesel neuf ou usagé, est la façon dont nous pouvons accélérer l'attirance de plus de conducteurs vers des camions électriques.», a ajouté M. Youssefzadeh. « L’attente d’une maturation organique du marché – au rythme actuel – pourrait prendre plus d’une décennie. Notre objectif est d’accélérer la transition vers le transport par camion électrique par ce processus novateur ».


Traduit de : WattEV to build first ‘Megawatt E-Truck Stop’ in California | FleetOwner

Est-ce bientôt la fin du moteur thermique (essence, diesel) ?

Le moteur thermique a révolutionné le monde, des transports jusqu’aux moyens de production, mais après 160 ans de règne, un nouveau futur où sa place sera bien moindre se dessine pour lui, un futur électrique.


Le moteur thermique a révolutionné l’humanité :


Il a rendu possible ce qui aujourd’hui nous semble banal : la voiture, le bus, la moto, le camion. Nous avons découvert le monde en bateau puis en avion. Il a aussi modernisé la guerre avec le tanks, le bateau et le sous-marin. Le tracteur, la moissonneuse et autres engins agricoles ont développé la productivité de chaque champ, chaque culture. Il a enrichi au-delà de toute imagination les pays producteurs de pétrole.

Cependant, après 160 ans à façonner notre monde, on entrevoit la disparition de cette force motrice exceptionnelle.


La pression grandissante pour atteindre zéro émission carbone d’ici 2050 signifie qu’une nouvelle révolution déjà se prépare, une révolution qui changera la manière dont nous alimentons nos vies, nos maisons, nos cultures, nos transports.


L’espoir obligé dans le Véhicule électrique : 


Alors que certains affirment déjà qu’un impact carbone neutre avant 2050 sera insuffisant pour conjurer les pires effets du réchauffement climatique, nous pouvons être sûrs que l’ère du véhicule électrique est devant nous. Des États-Unis à l’Union Européenne et dans bien d’autres nations, les dirigeants s’engagent à arrêter la vente de nouveaux véhicules essence et diesel dans 15 ans.


En Chine, les acheteurs de voiture ont acquis plus de véhicules électriques en 2019 que le reste du monde combiné. En Norvège, plus de 60% des nouvelles voitures enregistrées en septembre 2020 étaient électriques.

Jusqu’à présent principal point de résistance à l’achat d’un véhicule électrique, la technologie de batterie devient plus efficiente et moins chère. Selon une recherche menée par BloombergNEF, le prix d’un bloc-batterie en lithium-ion pour une voiture électrique a baissé de 87% entre 2010 et 2019.


Aujourd’hui, Tesla est le constructeur de voiture le plus reconnu au monde, bien qu’il construise beaucoup moins de voitures que ses concurrents comme Renault et Volkswagen.


La citadine ZOE - Les voitures électriques gagnent en popularité à travers le monde


Les combustibles fossiles :


Actuellement, les combustibles fossiles représentent encore 80% de l’énergie mondiale.

Lors d’une réunion animée par l’ex-secrétaire de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Christiana Figueres, l’analyste énergétique Ramez Naam a fait part de la tendance à la baisse rapide de cette proportion (in « « The Outrage and Optimism Podcast »)  ») : 


  •  « Le coût de l’énergie éolienne a été divisé par 10. Le coût de l’électricité provenant de l’énergie solaire a été divisé par 30. »
  • « Tout ne se passe pas aussi vite que nous le souhaiterions. Mais ça se passe bien plus vite que ce que les industriels, notamment dans l’industrie automobile et combustible fossile, imaginaient. » 
  • « Et ce qui est certain, c’est que le moteur à combustion interne pour le transport terrestre est mort, mort, mort, mort, mort. »
La fin annoncée des moteurs thermiques

Les futurs défis :


Alors que les émissions des gaz d’échappement des voitures et des camions disparaîtront progressivement dans les futures décennies, d’autres secteurs du transport présentent un défi beaucoup plus colossal.


L’aviation est responsable, a minima, de 3% de l’empreinte carbone mondiale. Si alimenter des avions de ligne de manière durable est très compliqué, il est cependant envisageable d’ici 2050, qu’au moins les moyens courriers puissent être alimentés par une énergie verte comme les piles à hydrogène.


L’un des secteurs les plus difficile à transitionner reste la navigation où la flotte marchande assure 90% du commerce mondial.


Après être passée de l’énergie vélique au milieu du XIX ème siècle à la combustion à vapeur, puis, à l’ère moderne, au fioul lourd, l’industrie se tourne de nouveau vers des sources de propulsion naturelles. Il s’agit d’un problème considérable et difficile, surtout pour les vraquiers colossaux qui parcourent nos océans.


Mais la transition a d’ores et déjà commencé :


En 2040, plus aucune voiture neuve consommant des énergies fossiles ne devrait être vendue en France. L’industrie automobile est sous pression, ce qui la pousse à développer une stratégie de défense, quitte à contourner les règlementations.


La Chine s’engage à être carboneutre au moins en 2060. Le Président américain Joe Biden a proposé de rendre la production étasunienne d’électricité non émettrice de carbone d’ici 2035, créant des millions d’emplois par la même occasion. A travers le monde, les nations ont de plus en plus d’ambitions pour réduire les émissions.


Si les progrès actuels sont insuffisants, leur existence appuye les évolutions technologiques, et ce dans tous les secteurs.


Dans les années à venir, le moteur à combustion, cette prouesse extraordinaire du progrès scientifique passé, deviendra un chapitre de l’Histoire. Quant à nous, nous évoluerons doucement vers le tout voiture électrique.


La Jamais contente (ou Jamais-Contente) est le premier véhicule automobile à avoir franchi le cap des 100 km/h.
Souvent présentée comme le véhicule de demain, la voiture électrique a en réalité un lointain passé qui remonte aux débuts de l'automobile. Découvrez l’Histoire du véhicule électrique, du XIXe siècle à nos jours

Le mot de la fin :


La France a encore du boulot pour développer son réseau routier électrique: “Si on n’incite pas à acheter de l’électrique, pas étonnant qu’on manque de bornes”.


La France a encore du boulot pour relever le défi de l’électrique, c’est un fait. De nouvelles directives européennes vont nous parvenir au printemps et on sait qu’on va devoir travailler sur un plan plus solide et ambitieux face à l’accroissement du nombre de véhicule sur nos routes. Notre approche passive doit changer et deux modèles économiques se confrontent. Il y a ceux qui veulent mettre des bornes de recharge partout, et ceux qui veulent partir sur un modèle qui correspond aux besoins et aux habitudes des gens.